Un chenapan de Chicago.
Personne n’en doute, nous sommes en crise financière et là comme partout ailleurs, il y a des inégalités voire du racisme qui échappe à la Halde en retard d’une crise. En tout cas, je suis aujourd’hui convaincu que les Démocrates ont failli ne pas trouver de candidat présentable pour la Maison Blanche tant leur plan est mâtiné de machiavélisme. Il leur a fallu aller dénicher un chenapan de Chicago, renégat et apostat (il a sauvé sa peau en gagnant la Maison Blanche), pour faire l’affaire. Mais l’affaire, le hold-up financier du siècle, ne semble pas encore dans le sac.
Une mise en œuvre difficile…voire un échec.
D’après une dépêche AFP via Le Figaro du 08 fev 09, le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner « a repoussé de demain à mardi l'annonce du nouveau plan gouvernemental de sauvetage des banques américaines, selon un communiqué officiel publié aujourd'hui ». Reuters via capital.fr du 08 fev 09 confirme : « Avant même sa présentation prévue mardi, le nouveau plan américain de sauvetage des banques suscite le pessimisme des experts, qui craignent des difficultés au Congrès et une mise en oeuvre difficile, voire un échec. » L’annonce de ce nouveau plan devait déjà être faite la semaine dernière et Barack Hussein Obama commence de voir tout en noir.
Barack Hussein Obama n’a encore rien fait.
D’autant plus noir que des informations catastrophiques (la reprise de la consommation) pour le président US et ses fan(atique)s (les millions de pauvres gogos abusés mais surtout les très riches financiers qui ont soutenu sa campagne) commencent d’être visibles dans les statistiques officielles et diffusées sur le net. Une course contre la montre est engagée entre Républicains et Démocrates, les premiers s’opposant au plan de relance (d’où les multiples reports de son annonce comme le confirment l’AFP et Reuters), les seconds s’opposant à la diffusion d’informations confirmant le début d’une sortie de crise financière alors que Barack Hussein Obama n’a encore rien fait, pas même fait voter un quelconque plan de relance, ce qui est la raison fondamentale de sa colère.
La crise n’existe que pour les gogos.
« Les Américains ont renversé leur tendance antérieure à épargner davantage, ce qui signifie qu’ils dépensent davantage, ce qui stimule la demande et fait repartir la croissance du PIB. » écrit JP Chevallier dans son billet du 08 fev 09 en illustrant son analyse de graphes pertinents et qui plus est simples (non pas simplistes) à comprendre. Je me permets de préciser ici que je prends en compte les analyses de JP Chevallier pour élaborer ma stratégie d’entreprise et je constate, à mon plus grand étonnement, qu’il a raison. Pourquoi à mon plus grand étonnement ? Parce que la crise n’existe que pour les gogos qui y croient et qui s’y laissent prendre. Les gogos qui y croient sont tous ceux qui écoutent la grosse presse complice du plan machiavélique des Démocrates pour prendre le pouvoir à Washington et s’en mettre plein les poches grâces aux plans de relance pour lutter contre une crise provoquée par les autorités politiques (attentat financier du 15 septembre 2008) et involontairement aggravée par le comportement prudent des Américains eux-mêmes ayant perdu confiance (pareillement pour les Européens) : « […]Ce sont donc plus de $550 milliards qui n’ont pas été dépensés, et qui n’ont donc pas été produits, ce qui correspond à la chute de la croissance du PIB qui a donc été provoquée par le comportement des Américains et non pas par les décisions du gouvernement et de la Fed ». Un autre économiste du net francophone va dans le même sens : "Crise financière : Alan Greenspan est-il coupable ?"
Si vous ne baissez pas vos honoraires, vous allez vous ennuyer.
Libres à ceux qui refusent de croire au complot de se condamner ainsi à sombrer tout seul dans la crise. Cela les regarde et ce n’est pas mon affaire. Ce que je sais, c’est que je vois autour de moi des entreprises qui capotent simplement parce que leurs dirigeants se font avoir par ceux qui ont compris et jouent sur la peur provoquée et entretenue par les médias. Par exemple et cela m’a été dit : si vous ne baissez pas vos honoraires, vous allez vous ennuyer. Non seulement je n’ai pas baissé mes honoraires mais je les ai augmenté de 150% pour bien faire comprendre à mon client qu’il risquait de perdre un bon contrat. Le client a lâché (et accepté) après moins de cinq minutes de conversation au téléphone. Ce client a agi de la même façon avec une entreprise qui refuse de m’écouter. Résultat : l’entreprise a baissé son marché de 15% et aura toutes les peines du monde à l’honorer sans faire de la cavalerie de trésorerie. C'est ainsi que la crise économique se développe et « Comme en 2001-2002, les patrons (NDLR qui ont compris) profitent de l’ambiance de crise propagée par les journaleux et les bonimenteurs dans tous les médias pour supprimer des emplois : la productivité augmente, ce qui va faire bondir la croissance du PIB » (JPC dito). Ce n'est pas une lutte des plus forts directement contre les plus faibles mais une lutte des plus forts pour sortir à terme tout le monde de la crise.
Les digues médiatiques vont craquer et la vérité va éclabousser.
Les lecteurs de mon blog qui sont responsables d’entreprises saines et compétitives doivent comprendre qu’il ne faut pas avoir peur de la crise. La crise existe mais elle est voulue et (mal) contrôlée par certains intérêts financiers privés qui se cachent à peine derrière Barack Hussein Obama tellement ils sont certains de leur coup : plus c'est gros, mieux ça pase. Cependant, ces intérêts financiers privés doivent se dépêcher de réaliser leur affaire car d’ici quelques jours, les digues médiatiques vont craquer et la vérité pourrait éclabousser pas mal de monde. La bataille se déroule actuellement à Washington entre les Républicains qui refusent de cautionner le plan de relance de Barack Hussein Obama pour le priver du bénéfice de la reprise et celui-ci qui se lamente avec des trémolos de plus en plus désespérés en déclarant quotidiennement que si son plan n’est pas rapidement voté, ce sera la catastrophe pour les Américains et le reste du monde.
Comprenne qui pourra…
Cette perception de la situation peut être argumentée par les commentaires du site Dedefensa le 06 fev 09 sur la situation à Washington comme par exemple « L’affaire du retrait précipité du l’ancien sénateur démocrate Tom Daschle du gouvernement Obama […] » ainsi que celle de « Deux autres membres de l’administration Obama (qui) ont eu des problèmes fiscaux, dont l’une (Nancy Killefer, nommée “Chief Performance Officer” dans l’administration) a préféré se retirer […]l’on relève également les premiers bruits de mésentente au sein de l’équipe Obama, dans ce cas, au sein du groupe le plus important puisqu’il s’agit de l’équipe économique chargée de la lutte contre la crise. Il s’agit d’une mésentente qui devient publique entre Paul Volcker et Lawrence Summers, deux personnalités de grand poids, qui ont triomphé dans l’établissement du système actuel, et qui sont évidemment choisies pour réparer les conséquences catastrophiques des tares du même système. (Comprenne qui pourra mais poursuivons.) » Comprenne qui pourra : certains Démocrates doutent du succès de cette affaire. Ils ne sont donc pas prêts à prendre les risques de ce jeu-là et quittent le navire avant qu'il ne soit trop tard.
L’URSS s’est effondré et la Russie n’en est pas morte.
Poursuivons l’analyse des commentaires de Dedefensa : « Disons-le aussitôt, car c’est bien ce qui nous arrête principalement: ce rythme, ce changement des tendances, la rapidité des événements, la volatilité des opinions et des soutiens, tout cela constitue un phénomène d’une très grande puissance et d’une très grande originalité. Il faut avoir à l’esprit que l’administration Obama a aujourd’hui 17 jours d’activité, que nous sommes passés de l’enthousiasme de l’inauguration au constat que cette inauguration était assombrie par les perspectives évoquées par Obama, à l’hyper-activité des premiers jours, maintenant à ce qu’on pourrait désigner, selon une audace néologique évidente et raisonnable, l’“encalminage” de cette même administration ». Un « encalminage paroxystique » précise un peu plus loin Dedefensa qui conclue : « Bien entendu, cette circonstance ne peut qu’en appeler à l’hypothèse qu’on se doit de constamment garder à l’esprit, l’hypothèse dite “American Gorbatchev”. On retrouve Obama confronté aux chaînes que lui impose le système; les chaînes sont une chose difficile à apprivoiser, parfois il faut tenter de les rompre. La tempête y invite et y invitera de plus en plus. ». De mon point de vue, Barack Hussein Obama ne rompra pas ses chaînes et chutera doucement avec son système. Après tout, l’URSS s’est effondrée, la Russie n’en est pas morte et Gorbatchev se porte très bien.
C’est la destruction créatrice.
En conclusion, nous devons nous attendre pendant encore quelques jours à des annonces médiatiques catastrophiques sur les effets de la crise aux USA. Barack Hussein Obama lui-même devrait prendre dès demain un prétexte quelconque pour alerter une nouvelle fois les Américains sur les risques que leurs font courir les Républicains qui discutaillent encore son plan de relance tandis que l’Amérique perd chaque jours des dizaines de milliers d’emplois. C’est la destruction créatrice qui va permettre aux USA, c'est à dire à une nouvelle Amérique, de repartir de plus belle.
Addendum : comme prévu (voir ma conclusion), "Les conseillers de Barack Obama ont exhorté dimanche les démocrates et les républicains du Congrès à mettre de côté leurs différends politiques et approuver dans la semaine le plan de relance de l'économie" rapporte une dépêche Reuters via Libération ce 09 fev 09. "Les négociations vont être difficiles, mais amusantes à suivre", a estimé un assistant républicain, en référence aux écarts sur l'ampleur du plan et les cibles des réductions d'impôt et des dépenses publiques...". Amusantes à suivre, a-t-il dit ?