vendredi, janvier 30, 2009

Grève générale : Sarkozy piège les Français.

Consulter les syndicats sur l'agenda des réformes sans toucher au fond.

Les grévistes ne se sont rendu compte de rien. Pourtant, ce matin, l’ensemble de la grosse presse écrite est muette. Même Yvan Rioufol reporte son sermon (pardon, son bloc-note) du vendredi à demain samedi « par soucis d’harmonie avec le support papier ». Les (lecteurs) fidèles de Yvan Rioufol apprécieront la délicatesse et la subtilité de l’harmonie en question qui revient à laisser la parole à Nicolas Sarkozy qui promet de consulter les syndicats sur l’agenda des réformes sans toucher au fond (même si je ne me fais aucune illusion sur les revendications syndicales).

Réduire à néant l'impact de cette grève.

Qu’on ne vienne pas nous expliquer, comme l’a fait ce matin Laurent Joffrin sur France-culture, que la grosse presse n’est pas aux ordres du pouvoir, c'est-à-dire de ses actionnaires et autres bailleurs étatiques. Nicolas Sarkozy ne vient-il pas de créer un fond de 600 millions d’euros sur trois ans pour la soutenir, cette grosse presse aux ordres incapable de survivre avec de l’argent sain gagné par son travail ? Sans ces subventions étatiques, cette grosse presse serait en faillite. Elle se doit donc bien de ne pas contrarier le pouvoir et de réduire à néant l’impact de cette grève au caractère par ailleurs parfaitement virtualiste, postmodernité oblige.

Arme de destruction massive du dialogue sociale.

Virtualiste dans le sens où, dans cette affaire, les médias ont agi en tant qu’arme postindustrielle de communication, c'est-à-dire en tant qu’arme de destruction massive du dialogue social et non pas en tant qu’organe démocratique d’information et de débat. Concrètement, cela consiste à neutraliser la grève par un bombardement médiatique avant les manifestations pour faire peur aux Français via des articles anxiogènes et des titres angoissants. Du coup, les Français (du moins ceux qui gagnent leur vie en travaillant) se sont organisés préventivement pour contourner les multiples obstacles anti-travailleurs prévus par les grévistes. C’est ainsi que la grève est quasiment passée inaperçue. Pour compléter le travail de sape, la grosse presse écrite est aujourd’hui absente des kiosques. Le week-end commençant demain samedi, le tour est joué.

Quelle catégorie de Français est-elle condamnée et sacrifiée ?

Je ne prends pas, ici, position par rapport à la grève. J’essaye d’expliquer comment le pouvoir utilise les médias en tant qu’arme postindustrielle de communication pour tuer dans l’œuf toute tentative contestataire des Français lorsque ceux-ci s’inquiètent de leur avenir. A noter que lorsqu’il s’agit de relayer les images palestiniennes de la guerre de Gaza et des manifestations pro-palestiniennes, c'est à dire anti-israéliennes (c'est à dire radicalement anti-sémites) qui se déroulent chez nous, l’attitude de cette presse est exactement l’inverse. Chercher l’erreur autrement dit, quelle catégorie de Français est-elle condamnée et sacrifiée par Nicolas Sarkozy ?

dimanche, janvier 25, 2009

Taux zéro, dévaluation, FMI : le Royaume-Uni peut-il faire faillite ?

Ridicule.

« Ridicule » à répliqué M. Brown à un scénario évoqué jeudi par le leader conservateur David Cameron », rapporte ce 24 jan 09 Pierre-Antoine Delhommais via Le Monde avec AFP. Pourtant, « les économistes britanniques attendent désormais une baisse du PIB de près de 3% cette année, la pire depuis 1946 ». Gordon Brown a assuré que son gouvernement « combattrait cette récession avec toutes les armes dont il dispose », c'est-à-dire :


1 – L’arme monétaire : ramener les taux de la Banque d’Angleterre à zéro et dévaluer la Livre Sterling.

2 – L’arme budgétaire : recourir au FMI.

3 - La méthode Coué.

Cette crise est irrationnelle.

Tout cela dans le but de relancer la consommation, affirment-ils. Dans le fond, ils n’ont pas tort. Le problème est que la situation se dégrade plus vite que son ombre. Structurellement parlant, cette crise n’est pas pire que d’autres crises du passé. Ce qui est nouveau dans la crise d’aujourd’hui et qui annule tous les effets des mesures prises pour lutter contre, c’est sa vitesse de propagation dans tous les secteurs y compris ceux qui sont parfaitement sains. Cette crise est totalement irrationnelle sauf à considérer le rôle moteur de l’arme postindustrielle de communication alimentée, dans le cas présent, par les prédictions virtualistes des économistes.

Cette terrible arme postindustrielle de communication.

Pour mieux comprendre ce qui se passe, il n’est peut-être pas inutile de tirer les leçons de la Guerre de Gaza, même si cette guerre n’a rien à voir avec la crise en soi. Et pourtant, force est de constater la chose suivante : alors qu’Israël a nettement obtenu une victoire militaire, le rapport des forces étant réellement disproportionné en faveur de Tsahal (on ne s'engage pas dans une guerre si l'on n'est pas certain de la gagner), tout semble indiquer qu’Israël est en train de perdre cette guerre à cause du rôle joué par cette terrible arme postindustrielle de communication.

Les médias, une arme de destruction massive.

Par comparaison, les techniques militaires mises en œuvre par Israël pour ramener la sécurité sur son territoire correspondent aux techniques monétaires et budgétaires mises en œuvre par nos autorités politiques pour ramener la sécurité financière et économique chez nous. Mais dans les deux cas, il n’est pas tenu compte du rôle des médias qui ne sont plus des organes d’information voire de propagande au sens moderne, mais une arme postmoderne de destruction massive au plein sens du terme. C’est d’ailleurs ce qui caractérise la G4G (Guerre de 4 ième Génération).

Tsahal a fait tirer sur Israël.

Dans le cas de la Guerre de Gaza, Israël n’a pas mesuré correctement la puissance de cette arme médiatique. Pourtant, Tsahal avait pris ses précautions en interdisant aux médias occidentaux l’accès à la bande de Gaza. L’effet obtenu a été exactement l’inverse de l’effet souhaité puisque la planète a été inondée d’images en provenance exclusive du Hamas. En sommes, en interdisant aux journalistes occidentaux la couverture médiatique de la guerre, Tsahal a fait tirer sur Israël en se privant du contre-feu médiatique occidental.

Avec le recul...


Revenons à la crise pour faire remarquer que les autorités financières US (et autres) ont fait le même faux calcul en censurant les données objectives de la situation financière et économique. En réalité, jusqu’à une certaine date, disons 2007, il y avait effectivement des bulles en formation dans certains secteurs assez bien déterminés et cernés. Pour continuer la comparaison avec la guerre de Gaza, nous dirions qu’il y avait effectivment des victimes civiles. Avec le recul, il semble que le nombre de ces victimes civiles (les emprunteurs non solvables dans le cas des subprimes) soit beaucoup moins important que ce que les médias palestiniens relayés par les médias planétaires nous ont fait croire. De même, avec le recul, nous pouvons savoir que les bulles à l’origine de la crise étaient finalement moins graves que ce que les médias (et certains politiques) nous en ont dit.

Une fausse image de la réalité.

Le danger est que la diffusion anticipée de fausses informations à l’échelle planétaire fabrique des crises là où il n’y en a pas et amplifie virtuellement les crises là où il y en a effectivement. Les acteurs économiques et financiers se construisent donc une fausse image de la réalité et malheureusement, une image plus pessimiste et catastrophique que la réalité. Lorsque les informations objectives finissent pas être connues, il est trop tard car la confiance a disparue. L’arme postindustrielle de communication a déjà fait ses ravages et mêmes si les techniques monétaires et budgétaires sont efficaces et adaptées, leurs rythmes de décision, d’application et d’effets sont dépassées par la vitesse de propagation et l’ampleur de la diffusion des fausses nouvelles qui transforme une crise classique de la vie économique et financière en tsunami dévastateur.

Ce sont ces plans qui aggravent et réalisent la crise.

Le titre de cette note, « Taux zéro, dévaluation, FMI : le Royaume-Uni peut-il faire faillite ? » contribue, à son échelle microscopique, à amplifier les effets négatifs de l’arme postindustrielle de communication. Des millions de blogues et autres canaux multimédiatiques agissant de la sorte, cela fini par créer une crise virtuelle sans commune mesure avec la situation réelle. Face à cette amplification virtuelle de la crise, les dirigeants politiques sont désarmés et pour ne pas perdre la face, ils décident des plans d’urgence de lutte contre la crise totalement disproportionnés (c'est-à-dire proportionnés à la dimension virtuelle de la crise) provoquant l’effet exactement contraire à celui recherché : ce sont ces plans qui aggravent et réalisent objectivement la crise.

Nous nous battons contre des effets virtualistes.

Cette situation est complètement folle puisque cela revient à dégainer nos armes (militaires, monétaires ou budgétaires) contre des fantômes virtualistes. Que ce soit la guerre contre le terrorisme ou la lutte contre la crise, nous nous battons contre des effets virtualistes de l’arme postindustrielle de communication que nous fabriquons nous-mêmes. N’avons-nous pas fabriqué la crise des crédits hypothécaires à partir du concept virtualiste « un logement pour tous », un concept virtualiste dans la mesure ou, dans la réalité, on ne prête pas de l’argent à ceux qui n’en ont pas ? N’avons-nous pas fabriqué le terrorisme islamiste en lui déclarant la guerre à partir de l’attentat du 11 septembre 2001, une guerre que Barack Hussein Obama vient pourtant de jeter dans les poubelles de l’Histoire d’un seul trait de plume parce que finalement elle nous coûte trop cher ?

C'est nous qui sommes ridicules.

Je ne suis pas en train de dire que le terrorisme islamiste et la crise économique n’existent pas. Je suis en train de dire que le terrorisme islamiste et la crise financière et économique sont l’effet réel de notre délire virtualiste provoquée par notre propre arme postindustrielle de communication qui se retourne contre nous. Attention donc de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain en condamnant notre civilisation (notre système) alors que c’est nous qui sommes ridicules.

Obama : cessation unilatérale de la guerre contre le terrorisme islamiste.

Un hochet médiatique.

Plusieurs informations du jour renforcent mon analyse du

23 jan 09 sur la transformation des buts de guerre US accompagnant l’élection de Barack Hussein Obama celui-ci étant, naturellement, un « jeune, beau et brillant hochet médiatique agité à la face d’un peuple infantilisé (défaillance psychologique), l’icône multiculturaliste et antiraciste de l’arme postindustrielle de la communication ».

Rapidité et radicalité des décisions.

La transformation des buts de guerre US consiste à passer d’un état de guerre (la lutte contre le terrorisme) à un état d’urgence (la lutte contre la crise) imprimant au nouveau régime US un profil dictatorial comme nous le verrons plus loin. Commençons par deux articles, l’un du Figaro, l’autre du Monde, qui illustrent cette transformation des buts de guerre non sans noter, au préalable et conformément à la substance postmoderniste de notre époque, l’extrême rapidité et l’extraordinaire radicalité des décisions prises par Barack Hussein Obama à peine trois jours après son investiture.

Barack Obama met fin à la guerre contre la terreur d'un trait de plume.

La première décision concerne la cessation (unilatérale, comme la guerre de Gaza), de la guerre contre le terrorisme. Elle est rapportée par Thierry Oberlé dans une chronique du Figaro du 23 jan 09 dans ces termes : « La page est aujourd'hui tournée. Barack Obama a mis fin à la « guerre contre la terreur » de son prédécesseur d'un trait de plume. » Vous avez bien lu ? Barack Hussein Obama à mis fin à la guerre contre la terreur D’UN TRAIT DE PLUME !!! Yes, he can !!! La preuve : « Les nouveaux dirigeants des agences américaines de sécurité se sont immédiatement mis en ordre de marche. « La torture est illégale, immorale et inefficace », a déclaré Dennis Blair, le futur chef du renseignement américain (DNI) devant le Sénat ». Aussitôt, nos élites européennes et soumises à la nouvelle dictature (sudiste ?) US ont « salué ce changement de cap ».

Washington accuse Pékin de fabriquer de la fausse monnaie.

La seconde décision illustre la priorité donnée à la lutte contre la crise (l’état d’urgence) transformée en guerre totale et sans compromis. Elle est commentée par Pierre-Antoines Delhommais dans un article publié par Le Monde dans la rubrique Economie du

24 jan 09 , « Barack Obama déclare la guerre monétaire à la Chine ». Le chroniqueur introduit son article par une pathétique prise de conscience : « Le monde entier a salué la volonté du nouveau président des Etats-Unis de rompre avec les pulsions bellicistes de son prédécesseur (NDLR : la fin de la lutte contre le terrorisme commentée plus haut). C'est pourtant par une déclaration de guerre adressée à Pékin que, sur le plan monétaire, Barack Obama a inauguré son mandat […] » en accusant la Chine de « manipulation » monétaire. En clair, Washington accuse Pékin de fabriquer de la fausse monnaie. Les Chinois sont des maffieux et « Aux yeux de la nouvelle administration américaine, tous les moyens doivent être utilisés pour tenter de relancer une économie ravagée par la crise et essayer de stopper l'hémorragie d'emplois aux Etats-Unis. »

La Chine possède-là une arme de destruction massive.

Ainsi donc, « tous les moyens doivent être utilisés… ». Effectivement, tous les moyens doivent être utilisés pour transformer la lutte contre la crise en guerre totale et sans compromis, l’application postmoderne (à l’échelle de la planète puisqu’il s’agit d’attaquer la Chine, l’équivalent des Etats esclavagistes sudistes en guerre contre les Etats industriels du Nord pendant la Guerre de Sécession, 1860 - 1865) de la doctrine d’ Abraham Lincoln, le modèle politique de Barack Hussein Obama. Et voilà ce que cela donne, d’après le chroniqueur du Monde, qui n’en croit pas ses yeux : « [La crise] à l’échelle de la Chine, prend presque des allures de récession, avec la menace d’une explosion sociale dans le pays. Dès lors (NDLR, notez la panique du chroniqueur), les Etats Unis peuvent-ils se permettre de ruiner leur banquier ? […] La Maison Blanche doit tenir compte du fait que la Chine possède là une arme de destruction massive […] Mais ce n’est pas seulement un conflit monétaire bilatéral sino-américain qu’il faut redouter, mais bien une guerre des changes mondiale » qui touche déjà le rouble russe et la livre sterling britannique, conclue Pierre-Antoine Delhommais.

Il a décidé de mettre fin à la politique de W.

A peine trois jours après son investiture planétaire, Barack Hussein Obama a donc transformé les buts de guerre US : le terrorisme islamiste n’existe plus (le 11 septembre 2001 est rangé dans les poubelles de l’Histoire et ses supposés auteurs libérés), place à la guerre mondiale monétaire qui oppose le système US à tous les autres systèmes de ROW (le reste du monde). Est-ce un hasard ou une véritable connaissance de la chose, il se trouve que JP Chevallier observe ce

24 jan 09 des courbes financières (voir son blog) qui lui inspirent ce commentaire : « Barack Obama a annoncé un changement très important, et relativement inattendu de la politique économique menée par les États-Unis : il a décidé de mettre fin à la politique de W. qui consistait à tirer tous les avantages de l’ouverture avec la Chine…[…] Les années Obama seront terribles, horribles, pour les concurrents des Américains : les Européens et les Chinois en particulier. »

Abraham Lincoln ou Gorbatchev ?

Je reviens maintenant sur la substance dictatoriale du nouveau régime US comme je l’ai déjà mentionnée au début de cette note. C’est Dedefensa qui s’attèle ce

24 jan 09 à cette facette de la transformation des buts de guerre US qui exige, pour être opérationnel et crédible, un changement radical de régime : « Après les harassantes et vertigineuses manœuvres de l’automne dernier, avec les manœuvres courantes et les très prochaines manœuvres à venir, elles aussi courantes et vertigineuses, les USA (United States of America) s’installent fermement comme de gigantesques USSA (United Socialist States of America). » Tout est dit et la question est bien de savoir si Barack Hussein Obama sera un nouveau Abraham Lincoln vainqueur de la Guerre de Sécession ou un nouveau Gorbatchev pilote (volontaire ou non, peu importe) de la chute de l’URSS ?

La phase critique de la Révolution postmoderne.

Notre avenir à tous ne sera évidemment pas le même dans un cas ou dans l’autre et cela signifie que nous sommes concrètement engagés, sans retour possible en arrière, dans la phase critique de la Révolution postmoderne que je nomme, dans le cadre de la Théorie PointZéro, le climatisme (l’intégration du terrorisme dans le système) en vue du règlement de la question humaine (l’exclusion, voire une forme d’extermination conforme à la G4G, de 90 à 95 % de la société humaine).

samedi, janvier 24, 2009

Obama : de l’état de guerre à l’état d’urgence.

Grande dépression et guerre de sécession.

L’Amérique est saignée à blanc par la perte de confiance de son peuple (la fin du rêve américain) qui n’en peut plus d’être attaqué à l’extérieur (le terrorisme) comme sur ses arrières (la crise), arrières qui finissent par s’effondrer par pans entiers. : faillites en cascade, licenciements massifs, escroqueries et déficits vertigineux sont les signes d’un délabrement général des structures du pays. Plus grave, l’élection d’un africain-américain à la Maison Blanche révèle, quant à lui, le délabrement profond des psychologies. En sommes, la situation US cumule les paramètres d’une Grande Dépression (la crise) et d’une Guerre de Sécession (la lutte contre la crise), une combinaison d’autant plus explosive que, postmodernité oblige, l’Histoire s’accélère à la vitesse des communications multimédiatiques.

Le jeune, beau et brillant hochet médiatique.

Cette accélération de l’aggravation de la crise oblige Barack Hussein Obama à passer d’un état de guerre (lutte contre le terrorisme) à un état d’urgence (lutte contre la crise) : l’élection du 44 ième président US concrétise une transformation des buts de guerre. Par la force des choses, Barack Hussein Obama devrait rapidement décréter l’état d’urgence aux Etats Unis qui sont déjà en état de guerre et s’acheminerait donc vers une dictature. Une dictature dont Barack Hussein Obama ne serait que le « jeune, beau et brillant » hochet médiatique agité à la face d’un peuple infantilisé (défaillance psychologique), l’icône multiculturaliste et antiraciste de l’arme postindustrielle de la communication.

Les techniques de la G4G.

Mon sentiment difficile à exprimer ici est que Barack Hussein Obama marche peut-être sur les pas d’ Abraham Lincoln mais à contre-sens autrement dit, vers une guerre de sécession postmoderne avec l’objectif, cette fois-ci, d’une victoire du Sud contre le Nord. En clair, nous nous orientons vers une guerre totale, sans compromis possible, et en une guerre d’anéantissement selon les conceptions non pas yankees (américanistes) de la guerre, mais les techniques de la G4G (Guerre de 4 ième Génération) employées sans tabous moraux par les sudistes comme pourrait l’illustrer et l’annoncer la guerre non gagnée (donc perdue ?) d’Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza.

Tsahal n'a pas atteint tous ses objectifs stratégiques de sécurité.

Le silence assourdissant de Barack Hussein Obama pendant l’opération Ofereth yetsukah ne signifie rien d’autre qu’une position anti-israélienne même si les responsables israéliens refusent publiquement de l’admettre. La preuve en est le désengagement complet de Tsahal de la bande de Gaza juste avant l’investiture du nouveau président US alors que Tsahal n’a pas atteint tous ses objectifs stratégiques de sécurité (ce que les informations en provenance de la bande de Gaza confirment chaque jour davantage). D’un point de vue intellectuel (pour ne pas dire ontologique), le multiculturalisme et l’antiracisme incarnés par Barack Hussein Obama (l'émancipation du Sud)est incompatible avec la sécurité de l’Etat hébreux.

Qui, comme Ulysse, s'interdit d'entendre le chant des sirènes ?


A moins de se renier, Barack Hussein Obama ne peut pas transformer ses buts de guerre (passer de la lutte contre le terrorisme à la lutte prioritaire contre la crise) imposés par la force des choses sans lâcher Israël qui n’a d’ailleurs besoin de personne, révolution postmoderne oblige, pour disparaître avec le monde moderne et son humanisme d’une époque révolue. Tout cela éclaire un peu mieux les trois phases de la théorie PointZéro : terrorisme, postsionisme et climatisme en vue du règlement final de la question humaine via le pathétiquement tragique métissage universel. Qui, comme Ulysse, s'interdit d'entendre le chant des sirènes ?

jeudi, janvier 22, 2009

Investiture Obama : mission réussie.

Substituer la crise au terrorisme.

De son discours inaugural, je tire la conclusion que Barack Hussein Obama, sur les traces d’Abraham Lincoln, a transformé les buts de guerre US en substituant la crise au terrorisme ou, plus vraisemblable et logique du point de vue de la théorie PointZéro, intégrer le terrorisme dans la crise (=climatisme). C’est excellent pour l’Amérique (dont les fondamentaux économiques et financiers sont au top) et catastrophique pour le reste du monde (y compris et surtout, parce que cela nous concerne, pour l’Europe).

Dépassés par l'Histoire.

D’où l’ambiguïté apparente de ses positions qui laissent certains commentateurs dépassés par l’Histoire dans l’expectative. “Et le Proche-Orient ?” s’interroge le Jérusalem Post ce 21 jan 09 en constatant que “Malgré l'engagement du nouveau président américain, Barack Obama, à s'investir dans le conflit israélo-palestinien "sur le champ", il est probable que les véritables prises de position de la nouvelle administration américaine ne soient divulguées qu'après le déroulement des élections législatives israéliennes, prévues le 10 février prochain. »

Les mollahs sont neutralisés.

Du côté de Téhéran, Barack Hussein Obama suscite une très grande méfiance car, selon une analyse de Iran-résist du 21 jan 09, “Les conseillers d’Obama ont trouvé la faille en acceptant des négociations sans conditions préalables de suspension (de l’enrichissement)”. Cette position est affichée sur le nouveau site internet de la Maison Blanche. Un dialogue, donc, que les mollahs ne peuvent ni refuser puisque Washington n’impose plus de conditions préalables, ni accepter puisque le Hamas étant hors jeu, ils ne sont plus en position favorable pour discuter. Les mollahs sont donc neutralisés et les objectifs d'Orereth yetsukah sont effectivement atteints.

La peur change de camp.

Du coup, cette déclaration de Mouammar Kadhafi signalée par Guysen pourrait signifier que la peur change de camp : « Lybie : Oussama Ben Laden recherche le '' dialogue'' d'après Mouammar Kadhafi qui appelle le nouveau président américain, Barack Obama, à donner une chance au chef de l'organisation terroriste Al Qaïda. »(Guysen.International.News / 2009-01-22 02:11:00 ISRAEL).

mardi, janvier 20, 2009

Gaza (26) : Ofereth yetsukah, l’implication d’Obama.

Ofereth yetsukah approuvée par Obama.

Selon une note en date du 20 jan 09 d’Iran-résist, Ofereth yetsukah aurait été approuvée par Barack Hussein Obama (en accord avec W. Bush) de telle sorte que dès son installation à la Maison Blanche, le nouveau président se trouve en situation de force pour obliger Téhéran à négocier rapidement et sans conditions préalables en vue d’une entente directe avec Washington.

Accélération fulgurante de la crise intérieure US.

Parce que la priorité de Barack Hussein Obama est le traitement de la crise intérieure US, cette priorité l’oblige paradoxalement à s’occuper d’abord d’un certains nombres de dossiers extérieurs qui réduisent ses marges de manoeuvre à l’intérieur. L’accélération fulgurante de la crise US ne permet pas de tergiverser d’où la violence inouïe d’Ofereth yetsukah, une violence amplifée par les medias arabes manipulés par Israël qui a intelligemment interdit à la presse occidentale (plus modérée ?) de se rendre dans la bande de Gaza, ceci afin de favoriser la libre circulation des images insoutenables produites par les palestiniens.

Montrer la détermination de Washington.

Le principal objectif d’Oféreth yetsukah fut de montrer la détermination d’Israël, donc de Washington, à traiter de façon appropriée la question du Hamas piégé, selon Iran-résist, par Jimmy Carter. On comprend mieux l’immobilisme du Hezbollah au Liban et la prudence de l’ensemble des pays arabes y compris l’Iran.

Sauver l'Amérique.

Cette politique extérieure aggressive sur le terrain est contre balancée à l’intérieur par un discours d’ouverture et de dialogue illustré par la spectaculaire cérémonie d’investiture aux forts accents multiculturalistes. Barack Hussein Obama n’a pas le choix : pour sauver l’Amérique, il doit briser le tabou du choc des civilisations tout en maintenant l’unité du pays. C’est pourquoi il est question, ici, d’une guerre de sécession postmoderne (c’est à dire planétaire) inspirée par Abraham Lincoln. Sauver l’Amérique, c’est à dire imposer l’américanisme au monde, donc sauver le système, d’où le soutient financier sans limite de Wall Street et des plans de relance faramineux conçus comme un New Deal à la Roosevelt mais aux couleurs postmodernistes (des plans de relance multipliés à l’échelle de la planète).

Les plans de relance sont une arme de guerre.

La crise financière est l’équivalent postmoderne du fer et du feu de Grant et Sherman. Les plans de relance transforment cette crise “en guerre totale, sans compromis possible, et en une guerre d’anéantissement selon les conceptions “Yankees” (américaniste) de la guerre”. (Dedefensa). Le but de ces plans de relance n’est pas de lutter contre la crise mais au contraire de la pousser aux extrêmes pour éliminer, par une sorte de sélection naturelle par le vide, les plus faibles selon le principe de la destruction créatrice. C’est pourquoi, critiquer la logique économique de ces plans de relance n’a pas de sens. La logique de ces plans est la destruction économique puisque ces plans sont utilisés comme une arme de guerre pour détruire toutes les économies qui ne fonctionnent pas selon les règles du système financier dominant américaniste.

Avons-nous peur ?

Il est intéressant de suivre les analyses (uniques en France) du business économiste JP Chevallier qui défend l’idée que le secteur financier US a été assaini par la crise (contrairement au secteur financier européen). Cette crise financière a éclaté aux Etats Unis parce qu’elle était d’abord utile pour purger les multiples bulles du système financier US. Les Démocrates ont ensuite pris l’initiative de transformer cette crise financière (la faillite de Lehmans and Brothers) en une guerre totale et sans compromis se substituant à la guerre contre le terrorisme de W. Bush, une guerre contre le terrorisme qui conduisait les Etas Unis vers un enlisement financièrement suicidaire parce que militairement sans issue. Avec l’arrivée de Barack Hussein Obama et la transformation des objectifs de guerre, cette faiblesse occidentale pourrait donc être dépassée. A partir de là, la réponse est maintenant essentiellement psychologique : avons-nous peur ou sommes-nous optimistes ?

lundi, janvier 19, 2009

Gaza (25) : Ofereth yetsukah, mission accomplie.

La sécurité des habitants du sud.

« Au sud, rien de nouveau » titre le Jérusalem Post ce

18 jan 09 qui rapporte que « En dépit du cessez-le-feu, treize roquettes palestiniennes ont été tirées dimanche sur plusieurs villes du sud du pays, a annoncé l'armée israélienne. » Problématique issue pour cette opération de police qui n’a apparemment pas atteint tous les objectifs annoncés par le triumvirat de Jérusalem, Olmert, Barak et Livni. Je veux surtout parler des objectifs concrets et immédiats (je reviens sur les autres plus loin), ceux qui comptent pour la sécurité des habitants du sud, sécurité au nom de laquelle a été officiellement décidée Ofereth yetsukah.

Ne pas légitimer le Hamas.

Jérusalem a décidé un cessez-le-feu unilatéral applicable depuis ce dimanche matin. Ce cessez-le-feu a été décidé unilatéralement car Jérusalem ne veut pas légitimer le Hamas en traitant avec lui. Dont acte. Ceci a pour conséquence que ce cessez-le-feu unilatéral n’engage en rien le Hamas qui n’a de toute façon par pour habitude de respecter les cessez-le-feu qu’il proclame. Résultat : des roquettes continuent de tomber sur les habitants du sud. Or, nous apprenons ce soir que non seulement Jérusalem a décidé unilatéralement ce cessez-le-feu qui n’engage donc pas le Hamas mais que, de plus, son armée se retire de la bande de Gaza alors que des roquettes du Hamas continuent de tomber sur les habitants du sud.

Cette lutte contre le terrorisme est discutable.

Je ne cherche pas la petite bête pour ennuyer spécialement Israël mais parce que ce conflit-là est significatif à plus d’un titre et nous devons essayer d’en tirer quelques enseignements pour notre propre gouverne. Israël est, comme la France, une démocratie. Israël est, comme la France et toutes les démocraties du monde, confronté au terrorisme. La façon dont Israël cherche à lutter contre le terrorisme est donc instructive pour nos démocraties qui sont toutes, à un degré divers, engagées dans cette lutte. Le problème que je soulève est que cette lutte contre le terrorisme est discutée parce que, comme le montre l’issue préalablement décrite d’Ofereth yetsukah, discutable.

Comprendre le pourquoi du comment.

Je résume la situation concrète qui prévaut ce dimanche soir sur le terrain : suite à la décision politique d’un cessez-le-feu unilatéral de Jérusalem, les militaires de la Force Israélienne de Défense se retirent de Gaza alors que des roquettes continuent de pleuvoir sur les habitants du sud d’Israël. Si j’étais un habitant résidant au sud d’Israël normalement informé, je réfléchirais, seul ou avec des amis, sur le sens de cette situation concrète qui fait que, concrètement (j’insiste sur le concret), nous sommes encore en alerte, prêts à nous réfugier dans les abris. Je tenterais de comprendre le pourquoi du comment et je finirais par me dire, ou dire à mes amis : bon, c’est très simple, comme le titre le Jérusalem Post du jour, « Au sud, rien de nouveau ».

Ces gens-là espèreraient que nous votassions pour eux ?

Une fois ce constat établi, je m’interrogerais sur la campagne législative qui a repris son cours temporairement suspendu par la guerre et je me dirais : ces gens-là, ces gens qui nous demandent de voter pour eux, qu’ont-ils fait pour nous ? Cela fait huit ans que nous subissons quasiment au quotidien les tirs de roquettes en provenance de nos voisins palestiniens. Nous ne savons pas exactement qui est responsable de ces tirs et ce n’est, à la limite, pas notre problème mais celui de nos renseignements, de nos politiques et, au bout du compte, de notre Défense. Ces gens-là ont fini par décider, nous ont-ils dit, de régler le problème de notre sécurité. Et voilà qu’après 22 jours de combats qui ont fait des centaines de morts et des milliers de blessés parmi nos voisins, notre armée se retire unilatéralement en laissant les tireurs de roquettes continuer de lancer leurs engins de mort sur nos maisons. Et ces gens-là espèreraient que nous votassions pour eux ?

Prise en compte de l'investiture de Barack Hussein Obama.

Nous savons que la décision du cessez-le-feu est unilatérale pour ne pas légitimer le Hamas en traitant un accord politique avec lui. Nous constatons que la date d’application de ce cessez-le-feu correspond avec le début des cérémonies pour l’investiture de Barack Hussein Obama. Ce soir, je considère que le choix de cette date-là pour le cessez-le-feu est autant une opportunité de politique intérieure en relation avec la campagne législative qu’une prise en compte d’un facteur de politique extérieure liée à l’investiture du futur président US. Les objectifs militaires ne semblent pas tous atteints, en particulier pour les habitants du sud, et pourtant, la décision politique de se retirer rapidement de Gaza a été prise.

Contrer le candidat de l'opposition.

Par rapport à la campagne législative, voilà comment j’explique la chose : il était de l’intérêt des candidats Barak et Livni de stopper rapidement cette opération militaire pour contrer le candidat de l’opposition, le leader du Likoud, qui défend, lui, la poursuite de l’opération jusqu’à ce que les objectifs de sécurité du sud soit atteints. Barak et Livni, eux, comptent ramener la sécurité au sud par d’autres moyens (j’y reviens plus loin) et en rester là du point de vue militaire. Cette position aurait l’avantage de ne pas compliquer la vie de Barack Hussein Obama et de supprimer le risque de bavures militaires médiatiquement catastrophiques qui auraient pu sérieusement se retourner contre eux (et contre Israël) et réduire leurs chances de victoire électorale.

Franchir le cap de l'investiture de Barack Hussein Obama.

La question est maintenant de savoir comment assurer concrètement la sécurité des habitants du sud pour espérer leurs votes. Il est possible qu’en réalité, Barak et Livni n’aient pas immédiatement de solution pour atteindre cet objectif en dehors d’une nouvelle intervention militaire. Il est possible aussi que le but de ce cessez-le-feu unilatéral soit seulement de franchir le cap de l’investiture de Barack Hussein Obama histoire de ne pas se mettre Washington sur le dos prématurément. Entre-temps, de nouvelles roquettes vont s’abattre sur les habitants du sud et le leader du Likoud va continuer de grimper dans les sondages. C’est possible. C’est même quasiment assuré. Alors ?

La sécurité est-elle suffisament assurée ?

Alors, l’investiture du futur président US est pour demain. Les élections législatives sont, elles, prévues pour le 10 février, date qui peut encore être repoussée au cas où. Cela laisse donc encore trois semaines pour trouver une solution annoncée d’avance par Ehoud Olmert puisqu’il s’est engagé à reprendre les opérations militaires si c’était nécessaire. En sommes, le seul inconvénient de ce cessez-le-feu unilatéral est que la sécurité des habitants du sud n’est pas totalement assurée mais l’objectif politique des candidats Barak et Livni est surtout de savoir si cette sécurité est « suffisamment assurée » pour que cette question ne leur fasse pas perdre à elle seule les élections. Cela a probablement été discuté entre eux et tranché. Mais il n’y a peut-être pas que ça.

Respecter les actes et les décisions prises.

Cette réflexion politique étant faite, elle montre qu’il n’est pas avisé de juger de l’opération militaire en soi et qu’en particulier (outre la non libération de Guilat Shalit), le fait que les tirs de roquettes continuent après le cessez-le-feu unilatéral ne signifie pas qu’ Ofereth yetsukah est un échec dans la lutte contre le terrorisme : Israël est une démocratie. D’une part, s’y prépare des élections législatives parfaitement légitimes pour le 10 février et, d’autre part, cette démocratie n’est pas seule au monde mais fait partie d’une communauté internationale qu’elle ne peut pas complètement ignorer même si, comme c’est le cas aujourd’hui, cela peut toucher à sa souveraineté et à ses intérêts vitaux. Autant de raisons objectives pour respecter les actes et les décisions prises par les dirigeants d’Israël qui défendent leur pays tout en honorant les règles de la démocratie.

Tant que nos démocraties lutteront seulement contre le terrorisme.

S’il s’avère que les décisions politiques prises par le triumvirat de Jérusalem ne permettent pas de rétablir la sécurité des habitants du sud d’Israël, ceux-ci devront en tenir compte au moment de voter tout en sachant qu’Israël dépend maintenant de Barack Hussein Obama qui a d’autres priorités en tête et surtout (nous le saurons bientôt) une autre approche de la lutte dite contre le terrorisme, ce que savent les candidats à la succession d’ Ehoud Olmert. En langage clair, Ofereth yetsukah (comme les opérations militaires US en Irak et en Afghanistan) montre que nos démocraties seront toujours impuissantes à résister contre une civilisation qui utilise le terrorisme comme arme de guerre tant qu’elles lutteront seulement contre le terrorisme et non pas contre la civilisation qui en fait sa force de dissuasion.

Le Sud est aujourd'hui toujours le Sud.

C’est pourquoi Barack Hussein Obama est peut-être l’homme providentiel tant attendu dans le monde entier, pas pour les raisons que s’imaginent ses fan(atique)s mais parce qu’il a comme modèle politique Abraham Lincoln qui « transforma cette guerre civile sur la question des droits des Etats en une croisade morale mettant le Sud en accusation avec, à partir de la fin 1862, le but avéré de l’émancipation des esclaves noirs du Sud. Cette transformation du but de la guerre transforma le conflit lui-même en une guerre totale, sans compromis possible, et en une guerre d’anéantissement selon les conceptions « yankees » (américanistes) de la guerre. » La translation de cette citation de Dedefensa du 15 dec 08 au contexte actuel est-elle nécessaire pour être compréhensible ? Disons que le Sud est aujourd’hui toujours le Sud.

La mise en scène de son investiture a historiquement un sens.

Cette citation est extraite d’un article intitulé « Une guerre de sécession postmoderne ? ». Sommes-nous à la veille d’une guerre de sécession ? Que signifie cette expression aujourd’hui ? De quelle sécession s’agit-il ? Ma réponse est la suivante : lorsqu’on parle de choc des civilisations, on ne parle de rien d’autre que d’une guerre de sécession postmoderne, une sécession à l’échelle mondiale. Et lorsqu’on parle d’ Abraham Lincoln, on parle de la victoire du Nord sur le Sud. Et si Barack Hussein Obama a pour modèle politique Abraham Lincoln, c’est qu’il a le projet de cette guerre de sécession postmoderne dans la tête et c’est pourquoi la mise en scène de son investiture a historiquement un sens si l’individu BHO à une tête, ce qui n’est pas encore tranché compte tenu de l’ampleur du défi.

Tsahas a opéré concrètement la transformation du but de la guerre.

Par rapport à la perspective historique d’une guerre de sécession postmoderne, Ofereth yetsukah change radicalement de nature et ne doit plus être considérée comme une simple opération de police mais, je cite encore Dedefensa : « Les Armées du Nord, avec Grant et Sherman, appliquèrent au Sud un traitement de déstructuration de la société sudiste par le fer et par le feu. » Or, en ne renonçant pas à s’attaquer aux mosquées, voire aux écoles et aux hôpitaux malgré les boucliers humains pour détruire les structures du Hamas, Tsahal a opéré concrètement la transformation du but de la guerre comme l’avait donc fait Grant et Sherman.

Tester la réaction du Sud.

Cela m’amène a envisager qu’Ofereth yetsukah pourrait avoir été conçue pour tester la réaction du Sud, appelons les choses ainsi, à un tel traitement de déstructuration pour permettre à Barack Hussein Obama d’évaluer la possibilité d’une guerre de sécession postmoderne à décider aussitôt après avoir pris ses fonctions à la Maison Blanche. D’où le retrait précipité de Tsahal de la bande de Gaza une fois ses vrais objectifs atteints (tester la réaction du Sud) au-delà de toute espérance, comme le déclare Ehoud Olmert, ce qui est, vue ainsi, effectivement exact.

Hommage aux pères fondateurs.

Cette évaluation favorable est renforcée par les analyses d’Iran-résist concernant les réactions très modérées de Téhéran qui semble avoir senti le vent tourné avec l’arrivée au pouvoir de Barack Hussein Obama qui a déclaré, le 18 jan 09, sur les marches du Lincoln Memorial et en hommage aux pères fondateurs : « Au cours de l'histoire, seule une poignée de générations ont été confrontées à des défis aussi graves que ceux que nous affrontons aujourd'hui ». BHO est-il en marche vers une guerre de sécession postmoderne ?

dimanche, janvier 18, 2009

Gaza (24) : Ofereth yetsukah, un cessez-le-feu postmoderne.

Les médias, principal instrument politique.

Les évènements du Proche-Orient sont véritablement une mine de ressources pour mieux comprendre le monde postmoderne dans lequel nous vivons, c'est-à-dire un monde totalement dominé par l’arme postindustrielle de la communication, autrement dit les médias en tant que principal instrument politique dans un monde où la réalité virtuelle domine la réalité tout court. C’est à la lumière de cette observation préalable qu’il faut interpréter le cessez-le-feu unilatéral décidé par Jérusalem à partir d’aujourd’hui,

18 jan 09.

Un succés militaire transformé en défaite politique.

La réalité tout court est celle des militaires qui se battent sur le terrain. Cette réalité-là est tout simplement niée par les politiques qui vivent, eux, dans une réalité virtuelle. C’est cette confusion entre ces deux réalités qui est à l’origine de la crise générale de notre civilisation et transformera probablement le relatif succès militaire de Tsahal contre le Hamas en probable défaite politique pour Israël. C’est cette confusion que j’appelle, dans le cadre de la théorie PointZéro, la défaillance psychologique. Ce cessez-le-feu unilatéral en est une parfaite illustration.

Nicolas Sarkozy profite de cette trêve pour griller Obama.

Il n’est pas possible d’ignorer que la décision du cabinet de sécurité de Jérusalem est liée à l’investiture de Barak Hussein Obama et n’a rien à voir avec les objectifs réellement atteints par Tsahal dans la bande de Gaza ni aux multiples tractations diplomatiques en vue d’une éventuelle sortie de crise, comme il est coutume de le dire. Il est intéressant de noter avec quelle précipitation Nicolas Sarkozy profite de cette trêve virtuelle pour se précipiter en Egypte afin de ne pas se faire totalement voler la vedette par Barack Hussein Obama en lui grillant médiatiquement la priorité sur les espoirs (évidement illusoires) de paix que fait renaître cette trêve virtuelle.

Nicolas Sarkozy peut-il libérer Gilad Shalit ?


De ce point de vue, Nicolas Sarkozy est vraiment un homme de son temps et nous aurions tort de ne pas l’apprécier en tant que tel. Qui sait, peut-être va-t-il réussir à libérer Gilad Shalit en échange de je ne sais quel deal avec l’une ou/ou l’autre des parties en conflit ? Après tout, n’a-t-il pas déjà réussi avec les infirmières bulgares et Ingrid Betancourt ? Tout cela ne ferait que confirmer qu’aujourd’hui, la politique est surtout un business de mafieux masqué par des coups médiatiques jouant sur les bons sentiments d’un public infantilisé qu’il faut de temps en temps caresser dans le sens du poil.

La bande de Gaza est un terrain d'essai.

Un business de mafieux, y compris Ofereth yetsukah qui n’est, au-delà du prétexte en forme de bonnes intentions (naturellement vraisemblables et respectables) en faveur de la sécurité des habitants du sud d’Israël à laquelle ils ont droit, qu’un exercice grandeur nature des nouvelles stratégies militaires postmodernistes du Pentagone au service du complexe militaro industrielle US. La bande de Gaza est un terrain d’essai pour tester les futurs conflits qui auront de plus en plus ce même genre de configuration : des zones urbaines de non-droit à haute densité démographique prises en otage par des gangs et autres organisations terroristes menaçant la stabilité des impostures étatiques en place.

Gaza est notre avenir commun.

En tant que citoyen français, il me semble que nous devons observer très attentivement les évènements de Gaza car l’opération de police menée actuellement par Tsahal n’est qu’un avant goût de ce que nous connaîtrons sur notre propre territoire dans les années qui viennent. Il me semble particulièrement important de considérer l’attitude des dirigeants politiques par rapport aux militaires dans le sens où nous devons accorder une confiance extrêmement prudente aux uns comme aux autres ainsi qu’un maximum d’esprit critique par rapport aux médias. Gaza est, quelque part, notre avenir commun.

Aucun dirigeant politique au monde ne contrôle la situation réelle.

Spécificité française mise à part (et c’est tout de même appréciable mais pas forcément immuable du fait de la crise qui va tout balayer), il n’y a pas de différence fondamentale entre la politique du Hamas à Gaza et celle de Nicolas Sarkozy en France. La raison est qu’à notre époque postmoderne, aucun dirigeant politique au monde ne contrôle la situation réelle. Ce n’est que par un effet médiatique que nous avons l’impression d’être gouvernés. En réalité, toutes les mesures décidées par Nicolas Sarkozy lui sont imposées par la force des choses et le déchainement de l'Histoire.

L'illusion d'une politique de réformes.

Son art et, d’une certaine manière, son génie consiste simplement à nous faire croire le contraire en nous donnant l’illusion qu’il conduit une politique de réformes. Cette politique de réformes n’est en fait qu’un accompagnement de l’effondrement de notre société moderne pour que la révolution postmoderne soit la moins douloureuse le plus longtemps possible.

Des milliers de Gaza surgiront sur notre territoire.

C’est ainsi que les plans de relance contre la crise financière détruisent par le haut notre société moderne fondée sur le travail et plus précisément sur la production de richesses. Les dettes et les déficits colossaux accumulés par l’Etat transforment notre pays en camp de travail obligatoire puisque toute les richesses que nous produisons ne servent finalement qu’au remboursement de ces dettes et au financement des déficits. Au bout du compte, nous travaillons uniquement pour la survie de l'imposture étatique qui fait semblant de nous gouverner. Nous vivons donc une sorte de course contre la montre entre la rapacité des mafieux au pouvoir qui profitent du désordre généralisé et nos capacités, voire notre bonne volonté qui a ses limites, à payer leurs dettes et financer leurs déficits. 2009 pourrait être l’année du coup de ciseau fatal. Des milliers de Gaza surgiront alors sur notre territoire et nous connaissons maintenant la suite…

samedi, janvier 17, 2009

Gaza (23) : Ofereth yetsukah et la trêve d’Obama.

Cessez-le-feu unilatéral.

« […] il n’y a pas de vaincu à même de reconnaître sa défaite » note Guy Millière ce 16 jan 09 via Metula News Agency. D’où « l’idée d’un cessez-le-feu unilatéral » (ou une trêve sans condition, selon Hosni Moubarak) ignorant le Hamas envisagée par le cabinet de sécurité réuni autour du Premier ministre Ehud Olmert pour qui négocier avec le Hamas reviendrait à accorder une légitimité politique à une organisation terroriste. Certes, mais alors pourquoi avoir lancé Ofereth yetsukah ? Avoir poussé Tsahal dans une opération militaire sans issue politique revient à admettre que l’offensive militaire contre Gaza est en réalité une opération de police. Plus d’un milliers de morts et des milliers de blessés dans le cadre d’une opération de police sera impossible à justifier devant n’importe quel tribunal.

Condi Rice s'en est lavé les mains.


En restant silencieux, Barack Hussein Obama n’a pas suivi l’obstination pathétique en faveur d’Israël de W. Bush. Israël n’existant de plein droit que sur décision de l’ONU, nier les résolutions de l’ONU revient à se délégitimer soi-même. Ce qu’a pressenti un Ehoud Olmert affolé qui, d’après ces propres déclarations, aurait tenté d’intervenir personnellement auprès de W. Bush pour contraindre Condi Rice à ne pas voter la résolution condamnant une nouvelle fois Israël. En vain puisque Condi Rice, sentant le vent tourner et à quelques heures de la fin de sa mission, s’en est lavé les mains en s’abstenant de voter contre, rompant de fait le soutien indéfectible des USA en faveur de son (ex ?) allié privilégié.

Un lâchage d'Israël.

L’arrivée de Barack Hussein Obama à la Maison Blanche sonne le glas d’Israël.
En se mettant dans les pas d’Abraham Lincoln, le futur président US annonce une nouvelle guerre de sécession sans compromis pour vaincre la révolte (le terrorisme) sudiste ce qui passera inexorablement (même sans la volonté de le faire) par un lâchage d’Israël via une liquidation de l’ONU (au moins sous sa forme actuelle). Ce lâchage sera l’un des effets collatéraux de la fin de l’américanisme explosé par la crise du système (la révolution postmoderne).

Maintenir l'Amérique la tête hors de l'eau.

Barack Hussein Obama n’a pas de solution à la crise mais seulement un plan d'accompagnement de la crise pour ne pas se faire larguer par l’accélération des évènements que lui imposent le déchaînement postmoderne de l’Histoire. Maintenir l’Amérique la tête hors de l’eau (les eaux troubles du terrorisme) sans remettre en question l’idéologie américaniste serait un miracle, un miracle que Barack Hussein Obama ne promettra pas à ses fan(atique)s lors de son investiture le 20 janvier, note le Figaro du 16 jan 09.

Refuser tout compromis politique contre-productif.


La relation privilégiée entre Israël et l’Amérique est fortement remise en cause par la crise (financière, économique, etc.) qui oblige Barack Hussein Obama à refuser tout compromis politique contre-productif (soutenir Israël aveuglement) par rapport à sa priorité absolue : lutter contre la désintégration accélérée du système dont l’Amérique est le cœur. D’où l’hyper médiatisation de sa spectaculaire intronisation multilatéraliste (multiculturalisme, anti racisme, dialogue, etc.) pour tenter de modifier l’image détestable des USA de W. Bush (dans un monde postmoderne, l’image prime sur l’intelligence politique) rendue encore plus et sans aucun doute définitivement insupportable par les images (objectives ou non) de Gaza.

Envisager l'impensable.


Ofereth yetsukah, et l’issue envisagée depuis quelques jours par Jérusalem (un cessez-le-feu unilatéral !!!), démontrera (c’est le futur travail du tribunal) que la guerre contre la terreur opportunément initiée suite au 11/9 est un non sens politique puisque les forces militaires de Tsahal sont incapables de contraindre l’ennemi désigné (le Hamas) à capituler à moins d’envisager l’impensable, c’est à dire un véritable nettoyage par le vide de tout ce qui bouge, armé ou non, terroristes ou civils, hommes femmes et enfants compris.

Le non-sens de toutes les guerres contre le terrorisme.

La tragédie d’Israël à Gaza met en lumière le non-sens de la guerre d’Irak, d’Afghanistan et de toutes les guerres contre le terrorisme au nom de la défense de la liberté, cette liberté-là n’étant qu’une illusion de la technique, une fuite en avant techniciste via une mondialisation mort-née puisque sa forme actuelle n’est fondée, en substance, que sur un capital limité (donc en voie de privatisation mafieuse) de matières fossiles qu’aucune découverte scientifique n’a permis, jusqu’à présent, de remplacer valablement et durablement pour faire carburer sans bridage (donc sans inégalité à long terme) le système.

Aura quasi mystique d'homme providentiel.

Ouvrir les yeux sur cette réalité oblige à considérer que le terrorisme islamiste n’est qu’un beau malheur en comparaison avec celui que nous réserve l’hyper mondialisation forcée avec laquelle Barack Hussein Obama sera obligé de collaborer en coulisse tout en affirmant le contraire sur la scène multimédiatique (la démocratie participative) pour maintenir aussi longtemps qu’il pourra son aura quasi mystique d’homme providentiel.

Les boucliers humains protègent mieux que n’importe quel parapluie nucléaire.


Tout est mis en œuvre pour assurer une investiture présidentielle sans brouillage médiatique. C’est pourquoi, en l’absence de capitulation du Hamas, la seule trêve envisageable à Gaza est, au mieux, celle qui sera peut-être imposée pour le temps du couronnement de Barack Hussein Obama par le détournement des médias sur Washington privant ainsi le Hamas d’un usage exclusif de l’arme postindustrielle de la communication pendant quelques heures. C’est tout ce qu’il est raisonnable d’espérer. Aussitôt les festivités terminées, si elles se terminent en ordre, le Hamas récupèrera ses capacités de nuisance en revenant au premier plan de l’actualité médiatique. Le Hamas dispose encore d’une quantité inconnue de roquettes et de lanceurs de roquettes que les boucliers humains protègent mieux que n’importe quel parapluie nucléaire contre les attaques de Tsahal.

La pluie de missiles continue de s’abattre sur Israël.


Une trêve unilatérale d’Israël n’engage pas le Hamas à cesser ses tirs de roquette. Nous saurons donc seulement à l’issue de l’investiture très grand spectacle de Barack Hussein Obama si les objectifs militaires israéliens ont totalement ou partiellement été atteints. En tout cas, aujourd’hui 17 jan 09 et selon Guysen, la pluie de missiles continue de s’abattre sur Israël tandis que la frontière égyptienne n’est toujours pas étanche.

Le Hamas tient encore la principale carte de l'avenir politique d'Israël.

Ofereth yetsukah a sans doute modifié la donne sur le terrain mais il est risqué d’en conclure une quelconque victoire, pas même une victoire suffisante. Par contre, il n’est pas risqué d’affirmer que c’est bien le Hamas, via ses roquettes interdites aux tirs de Tsahal par leurs boucliers humains et de plus en plus humanitaires, qui tient encore la principale carte de l’avenir politique d’Israël à moins qu’un miracle de dernière minute ne fasse cesser soudainement et définitivement sa pluie de missiles.

Tsahal reste incapable de stopper les tirs du Hamas.

En effet, comment réagira l’électorat israélien si Tsahal reste incapable de stopper les tirs du Hamas ? Comment les candidats au poste de Premier ministre expliqueront-ils les morts et les destructions de Gaza alors que la sécurité du territoire israélien n’est toujours pas assurée après plusieurs semaines de combat ? Que pourront-ils proposer de plus ? Continuer les bombardements sur Gaza ? Jusqu’où ?

Les Israéliens se sont trompés de cible.

La réponse n’est plus entre les mains d’Israël. Elle n’est peut-être même pas complètement entre celles du Hamas mais plutôt entre les mains d’organisations terroristes encore pires que celle du Hamas car fonctionnant selon les règles tactiques d’Al Qaïda, c'est-à-dire de façon entièrement autonome et sans aucun but politique, sous la forme de petites cellules qui peuvent, simplement en lançant quelques roquettes, relancer la machine de guerre israélienne pour amplifier le désastre et le chaos. En ciblant le Hamas, aussi désagréable soit-il, les Israéliens se sont trompés de cibles. Le pire est devant eux

jeudi, janvier 15, 2009

Gaza (22) : Ofereth yetsukah, l’improbable capitulation du Hamas.

Cela ne rend pas notre civilisation moins barbare que beaucoup d’autres.

Pourquoi, alors que le Caire souhaite la capitulation sans condition du Hamas et le rétablissement du Fatah dans la bande de Gaza, Jérusalem n’envisage qu’un cessez-le-feu en vue d’une réconciliation inter-palestinienne dont on connaît, pour l’avoir déjà expérimentée, la suite ? A croire que Jérusalem a besoin de la terreur pour exister, autrement dit que les politiques doivent prouver leur patriotisme (la défense du territoire contre les menaces terroristes) pour gagner les élections. Que cela soit légitime ou non, là n’est pas la question. Ce qui importe, c’est qu’en réduisant la politique à cette équation, cela ne rend pas notre civilisation moins barbare que beaucoup d’autres et nous devons l’assumer.

Tsahal maintenu en échec.

Autant de victimes et de ravages pour en arriver au bout du compte à négocier un énième cessez-le-feu avec le Hamas ? Tsahal n’aurait plus qu’à manger son képi et rentrer à la maison sans avoir atteint les objectifs que les politiques ont toujours maintenus dans l’ambiguïté. Drôle de façon de rétablir la dissuasion militaire perdue au Liban en 2006. Tsahal maintenu en échec par un groupuscule terroriste (le Hamas n’est rien à comparer du Hezbollah), c’est toute l’idéologie occidentale de la guerre contre la terreur qui s’effondrerait sous le poids de son évidente pathologie.


Elargir son opération de police au Liban.

Pour faire capituler le Hamas à Gaza (le vrai objectif à atteindre pour rétablir la dissuasion d’Israël sans parler de celle de l’occident), il faudrait s’attaquer au Liban, à la Syrie et à l’Iran, ce que Barack Hussein Obama ne fera pas car, du fait de la crise financière et économique, il n’en a pas les moyens et a d’autres priorités en Afghanistan, le voisin du Pakistan nucléarisé. Si Israël veut réellement rétablir sa dissuasion, il doit donc envisager de faire le travail que personne d’autre, en Occident, ne veut faire, c’est à dire élargir son opération de police au Liban pour neutraliser le Hezbollah une fois la question du Hamas réglée et sa profondeur stratégique de défense sur son flanc sud assurée.


Un cessez-le-feu humanitaire d'une semaine.

L’intronisation de Barack Hussein Obama le 20 janvier 2009 est sans doute la raison pour laquelle Ehoud Barak se serait déclaré favorable, selon IsraelValley ce
15 jan 09, à « un cessez-le-feu humanitaire d’une semaine afin de permettre aux Egyptiens de mener à bien les discussions avec le Hamas en vue d’un accord mettant fin à l’opération « Plomb durci ». Or, le Caire souhaite la capitulation du Hamas pour réduire la pression des Frères Musulmans en Egypte. Le prétexte avancé par Ehoud Barak – permettre aux Egyptiens de négocier un cessez-le-feu avec le Hamas- n’est donc qu’une formule diplomatique.

Une amplification des conflits à travers le monde.


En conséquence et rien que par la force des choses qui s'imposent à nous, nous pouvons nous attendre à une amplification des conflits à travers le monde aussitôt après le sacre du président Barack Hussein Obama accélérant ainsi l’aggravation de la crise financière et économique qui finira par déclencher des mouvements sociaux qui devraient logiquement dégénérer en émeutes plus ou moins étendues et violentes sur notre territoire. Il ne nous restera plus qu’à méditer les bienfaits d’Ofereth yetsukah et constater qu’en Europe, contrairement à Israël, nous n’avons ni les moyens ni la volonté, pour la plupart, de nous défendre. La situation n’est pas définitivement perdue mais ce ne sont certainement pas nos responsables politiques et dirigeants actuels avec lesquels il faut compter.


En attendant, nous verrons si la phase 3 d’Ofereth yetsukah est autre chose que l’attaque du Liban juste après l’intronisation de Barack Hussein Obama ...

Gaza (21) : Oferet yetsukah, l’impasse militaire.

Une opération de police.


La phase 3 de l’offensive militaire de l’IDF à Gaza semble être suspendue aux tractations diplomatiques qui se déroulent au Caire. C’est que Jérusalem est dans la même impasse que Washington en Irak (ou l’OTAN en Afghanistan), c'est-à-dire incapable d’obtenir une victoire militaire tout simplement parce que l’IDF n’a pas d’ennemi à vaincre. Oferet yetsukah n’est qu’une opération de police chargée de démanteler le Hamas (et ses ramifications), une organisation mafieuse internationale qui a mis la main sur la bande de Gaza après en avoir exclu par la violence le Fatah, une organisation mafieuse concurrente.


L’attitude populiste des médias.


Les militaires de Tsahal sont aveugles. Ils se prennent pour des militaires alors qu’ils ne sont, en réalité, que des agents de l’ordre. De là vient la confusion entre ce qu’ils croient bien faire d’un point de vue militaire dans le cadre d’une guerre (qui n’en est pas une) et la perception négative de leurs actions par une opinion publique qui considère (à juste titre mais sans trop bien le concevoir d'où les dérapages souvent excessifs) qu’il s’agit d’une opération de maintien de l’ordre . Il est par conséquent intellectuellement erroné de condamner l’attitude populiste des médias qui apparaissent globalement anti-israéliens, voire anti-sionistes sinon antisémites.


Le temps des guerres modernes est fini.


Cette erreur d’appréciation sur la nature exacte de sa mission (une opération de maintien de l’ordre et non pas une guerre) coutera très cher à Tsahal et pourrait être fatale à Israël dont la seule chance de survie sera de démontrer que s’il est coupable, alors tout l’Occident est coupable. Or, l’Occident sera trop heureux de trouver un bouc-émissaire à sacrifier pour se blanchir de sa propre nature criminelle (révolution postmoderne). Le temps des guerres modernes est fini. Nous sommes dans un monde postmoderne. Les conflits (la lutte contre le terrorisme) doivent techniquement se gérer comme des opérations de maintien de l’ordre ou de libération d’otages.


Légitimer les activités illégales.


Dans le cas de Gaza, ce n’est pas le droit de la guerre qui s’applique parce qu’il ne s’agit pas d’une guerre. Gaza n’est rien d’autre qu’une zone de non-droit identique à celles qui se développent chez nous. Faut-il s’étonner qu’y prospèrent toutes sortes de gangs mafieux plus ou moins déguisés en mouvements dit de résistance aux multiples ramifications internationales ? Est-il intelligent de se laisser piéger par des bandits qui profitent des technologies multimédiatiques (l’arme postindustrielle de la communication) pour tenir des discours aux accents politiques uniquement pour légitimer leurs activités illégales ?


Le nihilisme de la pensée.


En légitimant via des processus d’élection dit démocratiques des groupes mafieux comme le Hamas ou le Hezbollah, nous trahissons les valeurs de notre civilisation. Il est hypocrite, par la suite, de se scandaliser au nom de ces mêmes valeurs du comportement barbare de ceux que nous avons nous-mêmes portés au pouvoir. En attribuant la légitimité politique à un chiffre (la majorité électorale), nous nous soumettons volontairement au nihilisme de la pensée.

mercredi, janvier 14, 2009

Gaza (20) : pas de cessez-le-feu sans Obama.

Des roquettes jusqu'au 20 janvier.

Il est probable, en tout cas possible, qu’aucun cessez-le-feu ne soit signé avant le 20 janvier 2009, date d’intronisation du futur président US. C’est pourquoi, phase 3 ou non, des roquettes continueront d’atteindre le sud d’Israël au moins jusqu’à cette date puisque la poursuite de la guerre dépend du comptage quotidien de ces roquettes. Une fois Barack Hussein Obama à la Maison Blanche, il n’y aura (miraculeusement ?) plus de roquettes et il faudra moins de 48 heures pour qu’un accord soit signé et un cessez-le-feu appliqué.

Le retour de la confiance.

Il est probable, en tout cas possible, que cela fasse partie du plan anti-crise de Barack Hussein Obama dans le sens ou un tel acte aurait un impact psychologique considérable sur l’opinion publique mondiale. Un tel geste pourrait provoquer l’électrochoc indispensable pour le retour de la confiance : enfin un type capable de nous offrir autre chose que des guerres ! Il faudra bien d’autres électrochocs pour terrasser la crise, mais ce serait déjà un bon signal.

samedi, janvier 10, 2009

Al Qaïda : les plans de bataille de Barack Hussein Obama.

La priorité du président-elect.

« L’équipe Obama prépare sa lutte contre Al-Qaïda et les djihadistes » selon Rémy Ourdan qui relate dans un article du
10 jan 09 via Le Monde « L’unique visite à l’étranger de l’un des deux futurs dirigeants des Etats-Unis avant l’investiture de Barack Obama […] ». Nous savons que pour s’impliquer sérieusement en Afghanistan, Washington a besoin de conclure au préalable une entente avec Téhéran sur son rôle régional. La guerre de Gaza étant en train de changer la donne, si ce n’est déjà fait comme le pense Iran-résist pour qui « L’Iran a perdu la guerre », ce qui de la part de ce site n’est pas une mince affirmation, la visite de Joe Biden en Asie du Sud confirme la priorité du président-élec en matière de politique étrangère US.

Joe Biden en Asie du Sud sans passer par Gaza.

Mon intention n’est pas ici de m’attarder sur les détails de ce voyage mais plutôt de constater qu’en pleine guerre de Gaza, Joe Biden opte pour se déplacer en Asie du Sud et non pas au Proche-Orient comme si la question du conflit israélo-palestinien était tranchée. Non seulement, mais il me semble que Washington pourrait se préparer à appliquer rapidement aux zones tribales d'Afghanistan occupées par Al Qaïda le même genre de traitement que celui appliqué à la bande de Gaza contre le Hamas par Israël dans la mesure où les configurations respectives de ces deux fronts montrent un certain nombre de similitudes.


Que fera Nicolas Sarkozy avec nos soldats ?

En simplifiant les choses, Al Qaïda serait en Afghanistan l’équivalent du Hamas en Palestine, un groupe terroriste retranché dans un territoire hors-contrôle, le Pakistan jouant un même double jeu avec Washington que celui de l’Egypte avec Jérusalem, ces deux pays étant confrontés en interne à une pression islamiste menaçant la stabilité des deux régimes au pouvoir. Il est alors tentant de supposer que Barack Hussein Obama pourrait s’inspirer d’Ofereth yetsukah pour régler la question d’Al Qaïda en Afghanistan. Question subsidiaire : que ferait alors Nicolas Sarkozy avec nos soldats actuellement en Afghanistan ?

Gaza (19) : Oferet(h) yetsukah, « veillée de mise à mort ».

La chute du califat.

« La diplomatie marque le pas » titre Le Monde avec AFP et Reuters, le 9 jan 09 tandis que pour Le Figaro du même jour, « Israël ignore l’appel de l’ONU à un cessez-le-feu ». Libération, fatigué, jette l’éponge et préfère s’intéresser aux banques suisses… La guerre des médias est d’or et déjà gagnée par Israël. « L’Iran a perdu la guerre » tranche Iran-resist ce 10 jan 09 en ligne avec Stéphane Juffa de la Ména pour qui « Ils (Le Hamas) se retrouvent démunis d’arguments valables devant l’imminence du déclenchement de la phase 3 de Plomb fondu. Un élargissement de l’opération terrestre, qui devrait signifier la chute de leur califat ».

La cinquième colonne.

« Veillée de mise à mort » donc, selon les termes de Stéphane Juffa (déjà cité) de l’organisation terroriste islamiste qu’est le Hamas qui, pour David Horowitz cité par UPJF le 9 jan 09 « ne fait pas mystère de ses objectifs. Ses inspirateurs égyptiens et fondateurs palestiniens étaient d’ardents émules d’Adolf Hitler et de fervents partisans de l’Holocauste perpétré par les nazis » comme le promet la charte fondatrice du Hamas. Et David Horowitz d'alerter ceux qui tiennent encore à notre civilisation que « Dans la guerre mondiale que l’islam radical a déclaré à l’Occident, le conflit de Gaza révèle la présence d’une "cinquième colonne" au sein même de l’Occident, laquelle s’est à ce point détachée de ses origines et de ses valeurs de civilisation, qu’elle constitue désormais un danger certain et manifeste pour notre survie. »

Faiblesse intellectuelle et turpitude morale.

Pour cette cinquième colonne, note en introduction son traducteur (pour UPJF) Jean Szlamowicz , David Horowitz « est à classer parmi les extrémistes et tenants du « choc des civilisations » [mais] cela ne retire rien à son argumentation qui est factuelle. Il (DH) se borne en effet à un simple constat des forces en présence : d’une part, un islam qui se revendique lui-même comme violent et génocidaire, judéophobe et anti-occidental, et, d’autre part, ses alliés gauchistes qui, par naïveté et/ou corruption, et/ou électoralisme, mettent au service de l’islam le plus agressif une rhétorique faussement humaniste qui constitue à la fois une faiblesse intellectuelle et une turpitude morale. »

Une catastrophe économique.

Faiblesse intellectuelle et turpitude morale sont les causes psychologiques de la crise que traverse notre civilisation bien au-delà de la guerre de Gaza qui n’en est qu’un prurit. « Une crise de l’espèce » humaine, va jusqu’à diagnostiquer Dedefensa ce 9 jan 09 selon qui cette crise se distingue de toute autre crise de l’Histoire par son évolution fulgurante qui laisse sur place nos responsables politiques les plus agités comme Nicolas Sarkozy ou les plus attendus comme Barack Hussein Obama qui doit faire face, selon ses propres termes, à « une catastrophe économique (en parlant des USA) si des décisions ne sont pas prises dans les semaines qui viennent, voire dans les jours qui suivront son inauguration. »

Les conceptions yankees de la guerre.

Que peut décider Barack Hussein Obama pour terrasser l’islam radical et sa cinquième colonne sinon renouveler, non pas dans les semaines qui viennent, non pas dans les jours qui suivront son inauguration, mais dès le 20 janvier 2009 le coup d’Abraham Lincoln, le vainqueur de la Guerre de Sécession ? Il n’est pas dit, d’ailleurs, que le triumvirat de Jérusalem, le dos au mur, n’ai pas anticipé cette hypothèse en se donnant pour objectif « de transformer le conflit lui-même en une guerre totale, sans compromis possible, et en une guerre d’anéantissement selon les conceptions yankees de la guerre » (Dedefensa), conceptions yankees conçues par Abraham Lincoln, le modèle comique ou tragique, nous verrons cela le 20 janvier, de Barack Hussein Obama.

mercredi, janvier 07, 2009

Gaza (18) : Oferet yetsukah, le règlement de la question palestinienne.

Trois options.

Selon AFP via Le Figaro du 7 jan 09, « Le cabinet de sécurité israélien a approuvé un élargissement de son offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza, a indiqué un haut responsable de la Défense. » Selon Jean Tsadik de la Ména (via Objectif.info, 7 jan 09) Jérusalem avait trois options :

1 - Passer à la phase 3 de Plomb fondu, en envoyant, aujourd’hui ou demain les divisions de réservistes envahir Gaza.

2 - Lancer une opération commando dans les sous-sols de l’Hôpital Shifa

3 - Se retirer sans avoir terminé le travail, permettant aux monstres de renaître de leurs cendres, et confiant la solution diplomatique du conflit aux islamistes turcs d’Erdogan, aux passoires égyptiennes et aux Français, dont les soldats évitent déjà toute altercation avec les Hezbollanis, là, sous les fenêtres de la rédaction.



Une autorité partagée jordano-égyptienne.

Un « élargissement de l’offensive » correspond à la première option, ce qui n’exclue pas la seconde (la capture des chefs du Hamas) et permet d’envisager de plus en plus sérieusement la possibilité d’une solution pour régler la question palestinienne. Du point de vue de Daniel Pipes exprimé ce
7 jan 09, cette solution consisterait en « ce qui a passablement bien marché au cours de la période 1948-1967 », à savoir « une autorité partagée jordano-égyptienne : Amman gouverne la Cisjordanie et le Caire dirige Gaza […] L’option Jordanie-Egypte […] offre un unique moyen réaliste de résoudre » la question palestinienne."

Tourner le dos à l'idée d'un Etat palestinien.

Si Jérusalem élimine le Hamas conformément à ses objectifs affichés, lui reste-t-il une autre solution (Le Fatah n’étant pas une alternative crédible) que de tourner le dos à l’idée d’un Etat palestinien ? « […] Mon sentiment est que cet endroit serait plus calme et connaitrait moins la souffrance si l’affaire avait été résolue une fois pour toutes, si Ben-Gourion avait effectué une expulsion importante et qu’il avait nettoyé tous le pays – toute la terre d’Israël, jusqu’au fleuve du Jourdain. On peut dire que ce fut son erreur fatale. S’il avait effectué une expulsion totale – plutôt que partielle – il aurait stabilisé l’Etat d’Israël pour des générations. Si la fin de l’histoire s’avère être sombre pour les Juifs, elle le sera parce que Ben-Gourion n’a pas accompli le transfert en 1948, puisqu’il a laissé une importante et volatile réserve démographique en Cisjordanie, à Gaza et en Israël même […] en tant qu’historien, j’affirme qu’une erreur a été commise. Oui. Le non-achèvement du transfert était une erreur […] Dans les circonstances actuelles, (un transfert) ne serait ni moral, ni réaliste. Le monde ne le permettrait pas, le Monde arabe ne le permettrait pas, cela détruirait la société juive de l’intérieur. Mais je suis prêt à vous dire que dans d’autres circonstances, des circonstances apocalyptiques, qui pourraient avoir lieu dans cinq ou dix ans, je pourrais accepter des expulsions. Si nous nous retrouvons avec des armes atomiques tout autour de nous, ou s’il y avait une attaque générale arabe contre nous et une situation de guerre de front contre les Arabes, qu’ils tirent sur les arrières des convois se déplaçant vers l’avant, des expulsions seraient complètement raisonnables. Elle pourraient même être essentielles» déclarait Benny Morris le 8 jan 05 sur Haaretz relayé par jcdurbant ce 5 jan 09.

mardi, janvier 06, 2009

Gaza (17) : Oferet yetsukah, où est la faille ?

Le piège de l'obamania planétaire.

C’est incontestable, Nicolas Sarkozy demeure le leader de l’UE et se bat pour ne « pas perdre la vedette » contre un Barack Hussein Obama pris au piège de l’obamania planétaire. Sa tactique est celle qui lui a permis de gagner l’Elysée : saturer l’espace médiatique en exploitant toutes les opportunités de l’actualité. En attendant que l’IDF atteigne ses objectifs, le tacticien Nicolas Sarkozy ne perd jamais de vue le sien qui est de s’imposer médiatiquement pour apparaître comme le chef de l’UE : « Le président français, qui a dit travailler avec l'Egypte à une initiative commune pour sortir de la crise, s'est érigé en porte-parole de l'Union européenne après une rencontre avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et avant un entretien prévu dans la soirée avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert à Jérusalem » ( sources :Reuters via Le Monde, 5 jan 09, 22h30).


Garder la vedette.

Les dirigeants israéliens consacrent toute leur énergie à résister aux pressions de la communauté internationale avec le soutient de W. Bush mais l’incertitude sur les intentions de Barack Hussein Obama sur la question du Proche-Orient pourrait offrir une opportunité à Nicolas Sarkozy pour « garder la vedette ». « Lors du 60e anniversaire de l'Etat d'Israël, le président Bush a délivré un message fort à la Knesset : "La population d'Israël ne dépasse peut-être pas 7 millions d'individus. Mais quand vous vous confrontez au terrorisme et au mal, vous êtes plus de 307 millions, parce que les Etats-Unis d'Amérique sont avec vous". » Est-ce « que le futur président Obama fera écho sans ambiguïté au président sortant et réaffirmera le soutien américain à Israël au moment où il en a le plus besoin » s’interroge Michael M. Rosen le 5 jan 09 via le Jérusalem Post.


De délicates négociations.

Pourquoi Barack Hussein Obama ne se prononce-t-il pas sur le conflit en cours au Proche-Orient alors que ses adorateurs (pas ses collaborateurs) attendent qu’il condamne Israël au nom du rejet de la politique de W. Bush ? En réalité, le futur 44 ième POTUS s’est clairement exprimé sur cette question comme l'indique cette dépêche de l’AFP via Le Monde du 5 jan 09 : « "A propos de la situation à Gaza, je suis tenu au courant tous les jours", a-t-il indiqué à des journalistes. Mais il a ajouté: "Je continue d'insister sur le fait qu'en matière d'affaires étrangères, il est très important d'adhérer au principe d'une unicité de la présidence. En particulier parce que de délicates négociations se tiennent en ce moment et nous ne pouvons nous permettre d'avoir deux voix s'exprimant au nom des Etats-Unis, lorsque tant est en jeu". »


Sacrifier la sécurité d'Israël

Ces « délicates négociations » où « tant est en jeu » ne seraient-elles pas une allusion à la visite en cours du 1er ministre irakien en Iran qui, selon Iran-résist ce 6 jan 09 « espère sans doute un changement dans l’attitude de Téhéran à mesure que le Hamas se fait molester, ce qui affaiblit de facto la force régionale de Téhéran, et devrait, selon Washington, encourager les mollahs à se montrer plus coopératifs » pour enfin sceller l’entente tant désirée par W. Bush au nom des intérêts bien compris de la sécurité US avant son départ de la Maison Blanche. Une entente que Barack Hussein Obama signera de toute façon au nom de ces mêmes intérêts quitte à sacrifier la sécurité d’Israël parce que l’urgence immédiate de la situation intérieure US et l'unité à moyen terme du pays ne lui laissera pas le choix, pensera-t-il. Là est la faille.


Moralement déstabilisants et médiatiquement dévastateurs.

Dans ces conditions, les mollahs n’ont aucun intérêt à lâcher prise, le Hamas n’acceptera jamais un quelconque cessez-le-feu, Israël poursuivra les combats, W. Bush soutiendra Israël, Barack Hussein Obama ne brisera pas l’unicité de la présidence US et Nicolas Sarkozy gardera la vedette jusqu’au jour où l’un ou l’autre craquera sous le choc d’un ou plusieurs évènements moralement déstabilisants et médiatiquement dévastateurs.